Femmes célèbres de Nancy – Anne Fériet

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Une rue et un rond-point Anne Fériet

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une femme célèbre de Nancy !

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Extrait du livre « Femmes célèbres de Nancy »…

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Anne Fériet nait en 1550 dans une riche famille de marchands de Saint Nicolas de Port.

Elle épouse Claude Mengin, président de la Cour des Comptes de Lorraine. Devenue veuve en 1569, elle se remarie avec Antoine Go, seigneur de Novéant. A nouveau veuve en 1586, sans enfant, elle reprend son nom de jeune fille et consacre sa fortune à des œuvres de bienfaisance.

Encouragée par Jean de Salm, gouverneur de Nancy, elle participe à la création de l’asile de Maréville.
C’était à l’extérieur de la ville un clos où l’on édifiait des baraques provisoires pour isoler les malades contagieux. Ils y attendaient, quasiment privés de soins, la mort ou une hypothétique guérison spontanée. Avec le don d’Anne Fériet, on fonde un établissement permanent et régulier.

On commence par construire une chapelle consacrée à sainte Anne puis des logements pour les chirurgiens, l’aumônier et le concierge. Ensuite on apporte tout le nécessaire ( planches, charnières, gonds…) pour édifier des loges en cas d’épidémie.
Elle assiste en 1602 à la consécration de la chapelle de la Sainte-Trinité de Sainte-Anne. Quand elle décède, en 1604, l’hôpital occupe une superficie de 27 000 m². Il sera très actif pendant la première partie du XVIIe siècle. C’est là que seront envoyées les victimes de la peste en 1630.

En  1630, la peste gagne du terrain. La ville neuve est isolée pour préserver les habitants. Des mesures sont prises à Maréville pour accueillir les malades. Au  plus  fort  de  l’épidémie,  l’hôpital  de  Maréville compte  des  médecins,  des  chirurgiens,  un apothicaire et une femme pour donner des soins aux orphelins.
A ce personnel soignant s’ajoutent :
–  un  concierge,  du  personnel  de  service,  un  charretier  pour  transporter  les  malades,  un pourvoyeur chargé des communications avec l’extérieur, les autres personnes de l’hôpital sauf autorisation  n’avaient  pas  le  droit  de  sortir.  Interviennent  également  des  teugnons  chargés d’enlever les corps, des fossoyeurs et des religieux qui assuraient la surveillance et la direction générale de la maison.

Puis les cas de peste devenant de plus en plus rare et les ressources venant à manquer, il périclitera progressivement.

 

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Par testament, Anne Fériet lègue un nouvel hôpital Saint-Julien, situé dans la Ville-Neuve, deux maisons et les biens qu’elle n’avait pas donnés à d’autres œuvres. En outre, une partie non néglogeable de la rente est convertie en bourses de faveur de 5 étudiants qui se destinent à la prêtrise et de 5 jeunes filles pauvres et méritantes. Les administrateurs de l’hôpital doivent choisir les boursiers et les rosières. Ces dispositions persisteront jusqu’à le révolution.

Un autre legs est attribué à Nancy pour l’érection d’une église paroissiale en Ville-Neuve. La Ville réclamera, haut et fort, aux exécuteurs testamentaires, le paiement de cette somme.

 

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Anne Fériet a été inhumée en l’église de Saint-Gorgon-de-Varangéville.

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Extrait de « Femmes célèbres de Nancy »

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Connues, méconnues, oubliées, les trente Nancéiennes dont la vie est évoquée ici ne sont pas toutes « célèbres ». Duchesse, religieuse, aventurière ou artiste, chacune a marqué son époque par sa présence et son action. Leur point commun ? Une personnalité exceptionnelle qui mérite bien cet hommage.
Isabelle de Lorraine, Marie Marvingt, Marcelle Dorr, Elise Voïart, Elisabeth de Ranfaing…

10 euros – Hall du Livre Nancy

Partenaire : Université de la Culture Permanente
12 place de la Croix de Bourgogne – Nancy
www.ucp-nancy-org

 

 

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